Malgré sa capitale, Bruxelles, capitale européenne,malgré sa position privilégiée au sein de l’Europe, la Belgique a souffert 6 mois durant d’une crise politique sans précédent. Toutefois, dans la nuit de mardi à mercredi, un accord a finalement été scellé entre les différentes parties, et l’ancien - nouveau Premier ministre, GuyVerhofstadt, a pris les rênes du nouveau gouvernement ainsi formé. Le gouvernement va regrouper les représentants de toutes les tendances: chrétiens-démocrates et libéraux francophones et flamands, ainsi que les socialistes francophones.
Cependant, nombreux sont les observateurs et journalistes qui estiment que la crise n’est pas réellement finie. Dans son blog Coulisses de Bruxelles UE, le correspondant du quotidien Libération , Jean Quatremer, titre Belgique, ceci n’est pas un gouvernement, alors que dans son article de Libé il titre sobrement Coalition transitoire en Belgique. “«Ceci n’est pas un gouvernement», aurait pu dire René Magritte, l’un des papes du surréalisme belge. Il ne s’agit, en effet, que d’une majorité et d’une équipe «intérimaire» sans programme de gouvernement, que Verhofstadt, à la tête du pays depuis juin 1999, a promis de quitter le 23 mars 2008 pour laisser place à un gouvernement que chacun espère «définitif». Cet intérim permet de donner du temps au temps et surtout à l’Etat de fonctionner à nouveau normalement, par exemple en préparant le budget 2008…”, écrit Jean Quatremer dans son article de Libération.
Dans son blog, il rappelle cependant que 192 jours après les élections législatives du 10 juin, un “gouvernement intérimaire” dirigé par “l’inoxydable Guy Vehofstadt” a vu le jour. “Mais la crise belge n’est pas pour autant finie, contrairement à ce qu’a titré hier le journal “Le Soir”. Bien au contraire. La campagne électorale pour les élections régionales de juin 2009 vient de commencer“.
Rappel
Il convient de souligner que M. Verhofsdtadt dirigeait une coalition regroupant libéraux et socialistes avant les élections du 10 juin dernier, au cours desquelles les chrétiens-démocrates et les libéraux ont remporté 81 des 150 sièges à pourvoir. Le gouvernement sortant de M. Verhofstadt expédiait depuis les affaires courantes, mais son pouvoir restait limité.
Le cabinet de transition doit rester en fonction jusqu’à fin mars, pour ensuite laisser la place au chef des démocrates-chrétiens flamands Yves Leterme, grand vainqueur des élections du 10 juin. Chargé de former un gouvernement, M. Leterme n’y est pas parvenu malgré des semaines de négociations. Il a officiellement renoncé à sa mission en présentant le 1er décembre sa démission au roi Albert II.
Le souverain l’a acceptée, avant de confier à Guy Verhofstadt la mission de former un gouvernement intérimaire, afin de sortir de la crise politique. Le nouveau cabinet de transition, regroupant une quinzaine de ministres, doit être installé vendredi puis recevoir au cours du week-end la confiance du Parlement.

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