Article paru dans L’Orient-Le Jour
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Les ONG libanaises s’occupant de questions intéressant la femme et associées à la campagne « Ma nationalité, un droit pour moi et ma famille » ont présenté un mémorandum à la commission des Nations unies spécialisée dans la lutte contre la discrimination à l’égard de la femme, réuni dans le cadre de sa 41ème session, lundi à Genève.
Le mémorandum a été présenté lundi et devait être examiné mardi, simultanément avec la publication du troisième rapport des ONG sur les progrès réalisés dans la suppression, dans les lois libanaises, de toutes formes de discrimnation contre les femmes au Liban.
La délégation libanaise à Genève a présenté à la commission, en plus du mémorandum et du rapport, un document comprenant toutes les questions délicates qui doivent être réglées, ainsi qu’une série de recommandations relatives principalement au droit des Libanaises à octroyer leur nationalité à leurs enfants.
Le mémorandum demande au gouvernement d’élaborer une nouvelle loi sur la naturalisation, conformément à l’accord de Taëf, et comprenant la phrase suivante : « Est considéré comme étant libanaise, toute personne née de père ou de mère libanais ». Il réclame aussi « la création d’une volonté politique sérieusement engagée en faveur des droits et des affaires des citoyens libanais », précisant que « cet engagement doit s’exprimer par des actes et des orientations politiques et gouvernementaux réels ».
Les ONG libanaises estiment en outre que « les différents prétextes politiques avancés par les hommes politiques pour ne pas élaborer une nouvelle loi sur la nationalité, garantissant l’ensemble des droits de la femme, dont celui d’octroyer la nationalité libanaises à ses enfants, sont tous fallacieux ». « Ils reflètent un manque de sérieux dans l’engagement en faveur des droits citoyens les plus élémentaires », relèvent-elles.
La campagne « Ma nationalité, un droit pour moi et ma famille » se fonde sur les principes suivants :
-Le droit de la femme libanaise à être citoyenne à part entière et à être l’égale de l’homme, conformément à l’article 7 de la Constitution.
-Le droit de la femme libanaise à être l’égale de ses consœurs étrangères qui ont obtenu la nationalité libanaise, après avoir épousé des Libanais.
-L’engagement du Liban en faveur de toutes les chartes et les conventions internationales auxquelles il a adhérées, telles que la Déclaration universelle des droits de l’Homme, la Convention sur la suppression de toutes formes de discrimination à l’égard de la femme et la Convention sur les droits de l’Enfant qui met l’accent sur le fait que la femme est une citoyenne à part entière et qu’elle est en droit de donner sa nationalité à son enfant.
-L’exemple d’un certain nombre de pays arabes, comme l’Égypte, le Maroc et l’Algérie, qui ont réalisé des progrès substantiels à ce niveau.
Selon les adhérants à la campagne « Ma nationalité, un droit pour moi et ma famille », « l’application de ces principes sera considéré comme un indice indicateur d’une volonté réelle de changement démocratique et comme une démarche visant à faire de la femme libanaise une citoyenne à part entière, en éliminant toutes formes de discrimination à son égard et en instituant les principes de l’égalité et de la justice ».

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