
Prix internationaux et locaux pour ses peintures, études supérieures en art, Professeur Assistant à l’Académie des Arts au Caire, le parcours de la jeune peintre égyptienne de 36 ans, née à dans un petit village à Kafr Al Cheikh, et venant d’une famille très modeste, est loin d’être facile. Cependant Hayam ne connaît pas l’impossible et ses limites semblent être les cieux. Interview.
S.M. Quels sont les défis que vous avez eu dans votre parcours?
H.A.B. L’un des défis les plus importants était celui de convaincre ma famille, surtout mon grand frère, de continuer mes études supérieures au Caire, et s’y installer. Dans un petit village comme le nôtre, ca ne sait fait pas qu’une jeune fille s’éloigne de la famille ou vit toute seule. Un autre défi aussi, c’est quand on m’ignorait complètement ou refusait de commenter sur mes travaux parce que j’avais le « look » d’une petite fille villageoise et modeste. Bien que cela me fasse mal, ca me poussait à étudier davantage, être toujours parmi les premières de ma classe et encore plus déterminée à réussir.
S.M. comment donc avez-vous « convaincu » votre famille à s’installer au Caire toute seule, sachant que c’est difficile d’accepter cela dans un milieu fermé et conservateur comme celui de votre village ?
H. A. B. Je voulais montrer à ma famille que la peinture est ma vie, c’est mon monde. En même temps il fallait gagner leur confiance. En travaillant dur, en participant dans plusieurs expositions d’art dans le village et commencer à collectionner des prix sur mes travaux, mes parents ont commencé petit à petit à comprendre que l’art est ma vie. Petit à petit, j’ai gagné leur confiance et plus tard leur encouragement surtout quand ils voyaient mes réussites continues. Par la suite, je suis venue au Caire en 1995 c’est-à-dire à 23 ans, et ai commencé mes études supérieures tout en participant à des expositions et locales et internationales comme en Pologne, Macédonie, Grèce, Bulgarie, France. J’étais nominée aussi par le ministre de la Culture égyptienne pour participer au Biennale de Venise en 2007. Aujourd’hui j’enseigne à l’Académie des Arts au Caire, prépare mon doctorat et continue toujours à peindre et à participer dans les différentes expositions artistiques et locales et internationales.
S.M. La femme semble être le thème principal de vos peintures, pourquoi ?
H.A.B. Oui, la plupart de mes peintures représentent la femme ou les enfants. Tout simplement parce que je pense que le rôle de la femme est aussi essentiel et vital que celui de l’homme dans une société. Personnellement, j’étais toujours quelqu’un de très actif sur le plan artistique et parfois politique. Par exemple, à la faculté j’étais membre du parti « Hezbo Masr » (le Parti d’Egypte). A l’époque, nous (mon groupe et moi) avions crée un magazine et écrivé un livre sur le « nationalisme égyptien ». Aujourd’hui je suis plus dédiée à mes peintures.
Shérine Mounib.

2 responses so far ↓
1 Luciano Rispoli // Mar 9, 2008 at 10:41 pm
Je veux voir les oeuvres de cette femme ! Cela semble assez splendide. Et peut être en acheter… TU ne veux pas faire un reportage photo sur son travail…?
Bisessssss,
L
2 SM (Cairo, Egypt) // Mar 10, 2008 at 12:50 pm
Merci pour ton message. Je t’ai envoye un e-mail a ce sujet.
Salam,
S.
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