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« Mots d’après la guerre »

April 8th, 2008 by SBK (Tunis, Tunisie) · 5 Comments

Un talentueux musicien Tunisien de la musique arabe et de jazz a choisi de passer derrière la caméra …Un luthiste de base, ANOUAR BRAHEM porte le chapeau d’un scénariste-réalisateur d’un film documentaire sur la guerre de Liban en 2006.

Au cœur d’un Liban qui brûle, il s’est plongé en quête de la vérité… une vérité tirée des bouches des artistes et non des miliciens…

Le film documentaire s’articule comme un récit autour d’entretiens recueillis auprès d’artistes et intellectuels Libanais au lendemain de la guerre. Des hommes et des femmes de générations et de confessions diverses, décortiquent la guerre et livrent à vif et avec une émotion et une sincérité, leurs témoignages sur ce qu’ils viennent de vivre. Chacun à sa façon a analysé la victoire du HEZBOLLAH et son impacte sur la vie sociale au Liban et sur le vécu politique. Ils confirment leur solidarité avec le HEZBOLLAH qui « a su intervenir au moment où le destin d’un peuple était en jeu… »

A travers Une parole simple et intime, ils laissent apparaître la profonde déchirure que cette guerre a provoquée en eux et la dimension humaine du propos.

Les aspects politiques ne sont pas éludés…

Le film « Mots d’après la guerre » a été présenté en première nationale lors de la 3ème édition de Doc à Tunis, la semaine du film documentaire.

Toutes mes pensées au Liban qui a vu ses cèdres brûlés et aux libanais du monde entier.

SBK.

Tags: Arts & Culture · Politics · War & Conflict · cinema

5 responses so far ↓

  • 1 LM (Beirut, Lebanon) // Apr 10, 2008 at 7:27 pm

    Je ne sais pas quoi dire… La guerre de juillet 2006 a été l’une des pires expériences de ma vie. C’est émouvant de relire ça sur le blog.
    Depuis cette guerre, le Liban n’est plus le même. La morosité est partout, l’avenir incertain. Pas plus tard qu’hier, Israël effectuait des manoeuvres militaires de très grandes envergures. Le Hezbollah n’arrête pas de dire, depuis Beyrouth, qu’il s’est réarmé et qu’il est plus fort que jamais.
    Celui qui n’a jamais entendu et senti un raid israélien n’a jamais vécu la guerre. J’ai côtoyé les bombardements depuis mon enfance, mais jamais ce sentiment d’impuissance n’a été aussi fort que pendant que nous sursautions, impuissants, au son des raids israéliens dans la banlieue sud de Beyrouth.

  • 2 sondesbk // Apr 11, 2008 at 9:23 am

    Bonjour lelia, je suis vraimnt désolée d’avoir raviver cette douleur et ce sentiment d’inpuissance…

  • 3 sabri // Apr 17, 2008 at 4:28 pm

    Tout en te félicitant pour ton article qui a su mettre en valeur l’effort consentis pour Anouar brahem dans ce documentaire où l’artistique le dispute au politique et souvent au sentimental, je reitère mes sentiements de solidarité avec ton ami leila et tous les libanais qui, malgrès toutes les épreuves qu’ils ne cessent d’endurer continuent de donner, bon grè mal grè, un exemple unique au monde de cohabitation entre différentes confessions.
    Merci encore une fois Sondes d’avoir donné une autre dimension au documentaire d’Anour Brahem et bonne continuation. Ta fibre journalistique n’en prendra que plus de racine.

  • 4 Faten // May 9, 2008 at 10:19 pm

    Bonsoir,

    Je suis tunisienne, compatriote d’Anouar Brahem, j’étais si fière de la sortie de ce film qui traduit le regard d’un maghrebin si loin du moyen orient auquel il s’est rapproché par son coeur et son ame grace à un peuple qui lui a ouvert les bras. Comme lui j’ai connu ce beau pays cousin du mien par son histoire, à travers des libanais loin de leur pays mais si fiers d’y appartenir. Auourd’hui je vous écris les larmes aux yeux, triste pour un pays que j’ai aimé sans voir. Hier l’été 2006 était un souvenir, ce soir on le revoit dans tous les médias. Tout le monde voit venir une autre guerre d’autres mots de souffrance à écrire. Du plus profond de mon coeur je vous dis chers soeurs et frères libanais : Liban ne cedera jamais soyez fort et unis et gardez espoir inchallah Beyrouth retrouvera le calme et Feirouz rechantera ses beaux airs du matin dans toutes les rues et dans toutes les maisons.

  • 5 sondesbk // May 25, 2008 at 3:39 pm

    Merci sabri, merci feten pour vos commentaires..

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