Ces derniers jours, Rome a accueilli de nombreux grands chefs d’Etat au sommet de la FAO pour résoudre les problèmes de la faim dans le monde. Inutile de dire ce qui est écrit sur tous les journaux et que “ca n’a pas été un échec”, mais “il a été très décevant”: un torrent de mots qui, malheureusement, ne va pas ce transformer en pain.
C’est assez grotesque voir Mugabe, un dictateur qui affame son peuple et qui dit que la crise alimentaire est causée par le réchauffement de la planète et l’utilisation de produits agricoles pour les biocarburants; Moubarak, président d’un pays “démocratique”, riche en ressources, mais ou mystérieusement les personnes meurent de faim; Ahmadinejad, qui promet une extermination et qui n’a probablement pas dîné mardi soir, pas pour solidarité envers ceux qui ne peuvent pas se permettre un morceau de pain, mais parce que personne ne l’a invité à dîner; et l’élégante argentine Kirchner qui n’a pas laissé passer cette occasion pour faire quelques heures de shopping dans le centre-ville de Rome et acheter de bijoux précieux avant d’aller discuter des peuples qui meurent de faim.
Ca me fait sourire le fait que, comme premier pas pour résoudre la faim dans le monde on donne des millions et des millions de dollars qui trés souvent vont remplir les caisses des dictateurs.
Je m’arrête ici avec les polemiques pour citer quelque pas d’un article qui m’a ouvert les yeux, apparu il y a un mois dans l’hebdomadaire Internazionale, signé par une economiste italienne qui vit à Londres et qui est pour moi un point de référence: Loretta Napoleoni, son dernier livre est intitulé Rogue Economics. Loretta attribue à la politique néolibérale la crise alimentaire que nous vivons ces jours-ci:
“Dans le monde il y a la nourriture pour tous. Les prix des produits alimentaires, déduction faite de l’inflation, sont inférieurs à il y a quarante ans et la nutrition s’est améliorée. Pourtant, un milliard de personnes souffrent la faim. Ce sont les contradictions de l’économie globale ou les réalités disparaissent. (…)
Le problème n’est pas la penurie des produits alimentaires, mais leur coût, qui, dans de nombreux cas, les rendent inaccessibles aux plus pauvres. La flambée des prix est liée au coût du pétrole, à la voracité de la demande asiatique et des conditions climatiques difficiles qui ont eu lieu dans certains pays .(…)
Les trois quarts de la population du monde sont menacées par la faim non pas à cause de la famine, mais de la vie chère.(…)
Au cours des vingt dernières années, alors qu’en Europe et aux États-Unis protégaient leurs agriculteurs, les économies émergentes et les pays pauvres ont suivi les conseils néo-libéristes et ont éliminé l’intervention publique dans l’agriculture. Ainsi, ont également été fermées institutions para-agricoles telles que des conseils, qui, dans le passé avait soutenu les entreprises locales par le biais de prêts, les soutiens à la vente et l’aide pour accéder aux marchés. Ces changements structurels ont détruit les économies locales, créer des conditions idéales pour une agriculture vaste, qui vise non plus l’auto-suffisance, mais l’exportation. On ne produit plus pour l’économie nationale, mais pour l’économie mondiale et, selon l’ONU, qui decide quoi et où produire ne sont pas les gouvernements mais les entreprises internationales d’import-export, celles de traitement et la distribution des produits agricoles et des denrées alimentaires, des géants mondiaux tels que Tesco et Carrefour. ”
Loretta continue en apportand deux exemples très significatifs, le Niger et l’Inde:
“Les données générales de la crise actuelle ont eu lieu en 2005 au Niger, un des pays les plus pauvres au monde. Quelques années auparavant, le gouvernement a libéralisé le marché pour les céréales, une décision qui a attiré l’attention des grandes entreprises d’importation et d’exportation. Leur arrivée a monopolisé le marché en facilitant la création d’entreprises agricoles qui produisent exclusivement pour l’exportation au détriment du marché local. Le pays a commencé à importer des denrées alimentaires et les prix ont augmenté. Mais les salaires et l’emploi ne le sont pas. En Septembre 2005, après une invasion de criquets et la sécheresse, a commencé la crise. La population n’a pas assez d’argent pour acheter des produits importés qui remplissent les étagères des supermarchés et ansi meurt de faim. Prises d’urgence international et paradoxalement, alors que les bateaux avec les aides arrivaient dans les ports du fleuve Niger, ceux avec des céréales et autres produits destinés à être exportés partaient. La crise a été attribuée à la sécheresse et les criquets mais ce n’etait que des excuses. La production agricole a diminué seulement du 7,5 pour cent par rapport à l’année précédente. Le véritable problème est la disparition de l’agriculture locale, qui a conduit le pays à dépendre des importations. ”
“En 2007, le taux de croissance du produit intérieur brut en Inde a atteint 9 pour cent, trois fois celui des États-Unis. Il est soutenu par la demande interne, qui a augmenté de 10 pour cent par rapport à 2006, et la croissance de l’industrie manufacturière et des services . Le revenu par habitant a dépassé les trois mille dollars par an, qui suffit à nourrir une famille. L’Inde n’est donc plus parmi les 58 pays les plus pauvres au monde, mais selon l’ONU cent millions de personnes risquent de mourir de faim. La raison en est simple: la richesse est concentrée dans les mains d’une petite minorité de la population. ”
C’est qui ce passe ces jours-ci à Rome donc est assez grotesque. Je vous invite à lire l’article suivant paru dans Le Monde intitulé “Le rempart de l’agriculture familiale”
carolina popolani
(in italiano)
GRANDE (E INUTILE) PARATA DI UOMINI DI STATO PER IL VERTICE FAO 2008
In questi giorni Roma ha ospitato molti grandi capi di stato in occasione del vertice FAO per risolvere i problemi legati alla fame nel mondo. Inutile raccontare quello che si trova scritto su tutti i giornali e cioè che “non è stato un fallimento” ma “è stato molto deludente”: un fiume di parole che purtroppo non si trasformeranno in pane.
E’ alquanto grottesco vedere Mugabe, un dittatore che affama il suo popolo e che ha affermato che l’emergenza alimentare è causata dal riscaldamento globale del pianeta e dall’uso di prodotti agricoli per biocarburanti; Mubarak, presidente di un paese “democratico”, ricco di risorse dove però misteriosamente la gente muore di fame; Ahmadinejad che promette uno sterminio e che probabilmente non ha cenato martedì sera, non per solidarietà verso chi non si può permettere un pezzo di pane ma perché nessuno lo ha invitato a cena; e l’elegante argentina Kirchner che non si è lasciata sfuggire l’occasione di fare qualche ora di shopping nel centro di Roma acquistando preziosi gioielli, alla faccia di chi muore di fame.
Mi fa sorridere il fatto che come prima misura per risolvere la fame nel mondo si stanzino milioni e milioni di dollari che spesso e volentieri vanno a riempire le casse dei dittatori.
Mi fermo qui con le polemiche per riportare alcune parti un articolo che ho letto un mese fa e che mi ha molto colpito sul settimanale Internazionale firmato da un’economista italiana che vive a Londra e che per me è un punto di riferimento: Loretta Napoleoni, il suo ultimo libro si intitola “Economia canaglia”.
Loretta attribuisce alla politica neoliberista la crisi alimentare che stiamo vivendo in questi giorni:
“Nel mondo c’è da mangiare per tutti. I prezzi del cibo al netto dell’inflazione, sono più bassi di quarant’anni fa e l’alimentazione è migliorata. Eppure un miliardo di persone soffre la fame. Sono le contraddizioni dell’economia globaliizzata in cui le relatà locali scompaiono. (…)
Il problema non è la scarsità di prodotti agroalimentari ma il loro costo, che in molti casi li rendono inaccessibili ai più poveri. L’impennata dei prezzi è legata all’aumento del costo del petrolio, alla voracità della domanda asiatica e alle difficili condizioni climatiche che si sono verificate in alcuni paesi.(…)
I tre quarti della popolazione mondiale rischiano la fame non a causa della carestia ma del carovita.(…)
Negli ultimi vent’anni, mentre in l’Europa e gli Stati Uniti proteggevano i loro agricoltori, le economie emergenti e i paesi poveri hanno seguito i consigli neoliberisti e hanno eliminato l’intervento pubblico nel settore agricolo. Così sono state chiuse anche istituzioni parastatali come i consigli agricoli, che nel passato avevano appoggiato le aziende locali attraverso prestiti, sostegni alla vendita e aiuti per accedere ai mercati. Questi cambiamenti strutturali hanno distrutto le economie locali creando le condizioni ideali per un’agricoltura estensiva, che ha come obiettivo non più l’autosufficienza ma l’esportazione. Non si produce più per l’economia nazionale ma per quella globalizzata e, secondol’ONU, a decidere cosa e dove produrre non sono i governi ma le società internazionali di import-exort, quelle di trasformazione e di distribuzione dei prodotti agricoli e alimentari, i giganti globali come Tesco e Carrefour.”
Loretta continua portando due esempi molto significativi, in Niger e in India:
“Le prove generali della crisi attuale si sono tenute nel 2005 in Niger, una delle nazioni più povere al mondo. Pochi anni prima il governo aveva liberalizzato il mercato dei cereali, una mossa che attirò l’attenzione delle grosse società di Import-export. Il loro arrivo ha monopolizzato il mercato facilitando la nascita di imprese agricole che producono esclusivamente per l’esportazione a scapito del mercato locale. Il paese ha cominciato a importare prodotti alimentari e i prezzi sono saliti. Ma i salari e l’occupazione no. Nel settembre del 2005, dopo un’invasione di locuste e una grave siccità, è cominciata la crisi. La popolazione non aveva abbastanza soldi per acquistare i prodotti importati che riempivano gli scaffali dei supermercati e così moriva di fame. E’ scattata l’emergenza internazionale e paradossalmente, mentre le navi di aiuti attaccavano nei porti lungo il fiume Niger, quelle con i cereali, quelle con i cereali e altri prodotti da esportare salpavano. La crisi è stata attribuita alle locuste e alla siccità ma erano scuse. la produzione agricola era scesa solo del 7,5 per cento rispetto all’anno precedente. Il vero problema è stato la scomparsa dell’agricoltura locale, che ha portato il paese a dipendere dalle importazioni.”
“Nel 2007 il tasso di crescita del prodotto interno lordo in India ha raggiunto il 9 per cento, tre volte quello statunitense. E’ sostenuto dalla domanda interna, salita del 10 per cento rispetto al 2006, e dalla crescita del settore manifatturiero e dei servizi. l reddito procapite ha superato i tremila dollari all’anno, abbastanza per sfamare una famiglia. L’India quindi non è più tra i 58 paesi più poveri al mondo, eppure secondo l’ONU cento milioni di persone rischiano di morire di fame. Il motivo è semplice: la ricchezza è concentrata nelle mani di una piccola minoranza della popolazione.”
Ecco perché quello che succede in questi giorni mi sembra alquanto grottesco. Vi invito a leggere anche il seguente articolo apparso su Le Monde dal titolo “Le rempart de l’agriculture familiale”


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