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Un autre film exceptionnel d’Aractingi

November 29th, 2008 by SM (Cairo, Egypt) · No Comments

Entre la fiction et le réel, “Sous les Bombes” (Taht El Qassf), film libanais qui représentera le Liban à Hollywood pour les Oscar, connaît un autre grand succès auprès du public égyptien. Compte Rendu.
Dans le cadre du Festival International du Cinéma qui a eu lieu du 18 au 28 novembre 2008 au Caire, le film libanais « Sous les Bombes », présenté à l’Opéra du Caire le 26 Novembre, est sans doute un vrai chef d’œuvre du metteur en scène libanais, Philippe Aractingi, connu déjà pour son film exceptionnel ‘Bosta’. « Sous les Bombes » est vraiment réalisé sous les bombes. « L’idée m’est venue dix jours après l’éclatement de la guerre au Sud du Liban en 2006 » explique Philippe Aractingi, cet homme avec un message. Ce film qui suscite beaucoup d’émotions et de sympathie, est un mélange entre la fiction et le réel. « Nous avons tournés avec deux acteurs seulement, tout le reste est vrai», dit Aractingi. Ce « road movie » est tourné en onze mois avec ces deux acteurs professionnels et habiles, et le reste avec de véritables personnes comme des familles du village de Kherbet Selem, au Sud du Liban, des religieux, des journalistes ou même des militaires. Une tâche compliquée, aventureuse mais réussie puisque le réel s’impose sur les images, et le metteur en scène se lance dans l’aventure et révèle au monde le drame vécu par des milliers. « On allait sur le terrain, on créait des scènes, on improvisait tout en restant fidèle au scénario », explique Philippe Aractingi.

Une Histoire humaine
Sous les Bombes est l’histoire d’une mère libanaise musulmane qui vit à Dubai avec son mari avant de décider d’envoyer leur fils, Karim, à Kherbet Selem, village au Sud libanais pour vivre avec sa sœur afin d’éviter les disputes conjugales et le divorce. Quelques jours après, la guerre éclate au Sud du Liban et Zeina anxieuse, frustrée mais déterminée rentre au Liban à la recherche de son fils. Arrivée à Beyrouth, elle trouve enfin Tony, le seul chauffeur de taxi qui accepte, contre une forte somme d’argent, à l’emmener à Kherbet Selem. Un lien humain née entre ces deux individus très différents l’un de l’autre mais aussi très semblables. Chrétiens ou musulmans, adultes ou enfants, personne n’échappe à l’atrocité de cette guerre, à cette tragédie. Mais cette même guerre qui a tué plusieurs innocents, détruit des maisons, des infrastructures, est aussi la même guerre qui ferait naître en quelque sorte, cette relation humaine de compassion entre Zeina et Tony. Ce film qui a connu déjà un énorme succès à Doubai lors du Festival du Cinéma, et aux salles de cinéma italiennes, connaît même avec le dialecte libanais, la même appréciation chez le public égyptien. Un succès naturel voir spontané avec Philippe Aractingi, l’homme avec un message.

Tags: Arts & Culture · War & Conflict · cinema

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